L’équipe Pole Services est revenue satisfaite de son déplacement à Silverstone. Pour ses débuts en Eurocup Formula Renault 2.0, Benjamin Lariche a effectué de belles remontées, ainsi qu’un très satisfaisant 4ème temps en course le dimanche.

© R. Didier
Benjamin Lariche participe en priorité à la West European Cup cette saison, mais la plupart de ses adversaires ont un double programme qui inclut également l’Eurocup. « Nous avons saisi l’opportunité de venir à Silverstone afin de progresser au même rythme que les autres, et d’être plus compétitifs pour la prochaine épreuve de la WEC, fin juin à Valencia » expliquait le pilote Pole Services. Le programme de ce deuxième meeting européen de la saison prévoit en effet quatre heures de roulage sur le majestueux circuit du Grand Prix d’Angleterre.
Mais la tâche s’annonce ardue. Pour l’équipe comme pour le pilote, Silverstone représente une complète découverte, qu’il n’est pas évident d’appréhender avec une seule voiture, dans le contexte hyper relevé de l’Eurocup. Heureusement, l’ingénieur Arnaud Tanguy élabore d’entrée un set-up performant, sur la base de simulations et d’infos recueillies auprès de teams possédant une expérience du tracé dans d’autres disciplines. « Nous avons mis à profit les tests collectifs pour affiner nos réglages » poursuit Benjamin. « Jeudi matin, j’ai cassé une transmission, mais grâce à la radio, qui m’a permis de prévenir le team, et à la maîtrise des mécanos, la perte de temps de roulage a été réduite au minimum. Par contre, cet incident nous a empêchés de tester l’auto avec des pneus frais. »
L’après-midi, tout le monde passe en pneus neufs. En signant le 15ème temps, Benjamin devance 27 de ses adversaires, dont pas mal de « pointures » de l’Eurocup. Il peaufine sa connaissance des trajectoires vendredi et se positionne en candidat à la séance de « Superpole ». Celle-ci est réservée aux 12 pilotes les plus rapides de chaque groupe de qualification. Malheureusement, pour 37 centièmes de seconde, l’impitoyable couperet rejette Benjamin à la plus mauvaise place, la 13ème. « Je crois que je me suis mis trop de pression. J’étais dans le rythme, et dans le dernier tour, j’avais bien amélioré dans les deux premiers secteurs, avant de faire une faute dans le droite de Luffield, juste avant le drapeau. Avec un partiel « normal » dans ce troisième secteur, je passais en Superpole. »
Qualifié deux fois 25ème, Benjamin se lance dans une première tentative de remontée samedi. Alors qu’il a déjà repris huit places, il tombe sur Anton Nebylitsky, mais le front russe ne cède pas. « Il m’a tassé à Stowe, et je suis sorti à l’extérieur. J’ai cassé la dérive de l’aile avant, et perdu quelques places. Mais le point positif, c’est mon 12ème temps en course. » L’objectif est identique le lendemain, et Benjamin parvient à terminer 17ème après avoir perdu du temps derrière le local Richard Singleton. « On a fini par se toucher, et cette fois je suis passé. L’aile avant a encore souffert, ce qui pénalise beaucoup la tenue de route sur ce circuit rapide. »
Entre les dépassements du début de course et l’épisode du « bouchon » Singleton, Benjamin a eu le temps de signer le 4ème meilleur chrono de la course, à la grande satisfaction de toute l’équipe. « C’est en effet la preuve de notre réactivité et de notre compétitivité » se réjouissait Arnaud Tanguy. « Benjamin a réalisé ce temps après être parti avec seulement deux pneus neufs, comme pour la course 1, alors que plusieurs de ses rivaux avaient gardé quatre gommes neuves pour cette course 2. Nous étions venus pour travailler en vue de Valence, gagner en expérience et en performance. Nous ne regrettons pas ce déplacement, qui renforce notre confiance et notre motivation. »
A Valencia, les 28 et 29 juin prochains, Benjamin retrouvera ses équipiers Anthony Tardieu et Maxime Jousse pour la troisième manche de la West European Cup. Lors des tests du mois d’avril, ils avaient signé les trois meilleurs temps sur le circuit de la Comunitat Valenciana, mais le plus dur reste à faire!
Clin d’œil : Romain Grosjean, 5 ans après
A Silverstone, le pilote de GP2 Romain Grosjean a goûté aux joies de la F1 pour la première fois, à l’occasion des séances de démonstration du Renault F1 Team. L’équipe Pole Services a ainsi pu assister à l’événement, cinq ans après avoir fait découvrir la Formula Renault 2.0 à Romain, alors qu’il se préparait à passer du kart à l’auto…
Contact presse : Romain Didier / future racing commm 02.47.55.67.79 / 06.10.65.30.16 / futureracing@yahoo.fr