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Formula Ford Walter Hayes Trophy : 118 pilotes contre roropower!

Mercredi 12 Novembre 2008 à 19:01:11 - future racing commm Bordure

On peut passer son temps sur les circuits, écrire toute l'année les communiqués de presse de 22 pilotes et de 9 teams ou les articles « auto » de Kart mag, commenter les courses du championnat de France FFSA GT et avoir envie, de temps en temps, de repasser de l'autre côté de la barrière.

roropower  fford1600

Ainsi, roropower ® n'a pas hésité longtemps quand l'occasion s'est présentée de participer à la plus fabuleuse course de Formule Ford 1600 Kent du monde : le Walter Hayes Trophy à Silverstone ! 119 pilotes figuraient sur la liste des engagés, parmi lesquels des noms aussi prestigieux que Darren Turner, Andy Wallace, Ryan Sharp ou Michael Vergers, désireux de retrouver, comme roro, les émotions de leurs glorieux débuts... 

 


Pendant les années 2000, roro a surtout couru en Superkart 250, mais la Formule Ford 1600 « Kent » n'a jamais cessé d'occuper une place privilégiée dans son cœur. En quatre saisons accomplies dans cette catégorie au milieu des « nineties », l'aventure s'était conclue trois fois sur le podium final du Trophée Fédéral organisé par Ford France, et en tête de la délégation française à la 7ème place de l'Euro Formula Ford Cup en 96. 

 

 


« Ma dernière course remonte à 1997, et il s'agissait déjà d'un « one-off event » en Grande-Bretagne. Les Anglais qui avaient racheté ma Swift m'avaient invitée à participer à son volant au Formula Ford Carnival sur l'ultra-rapide circuit de Castle Combe. Cette année, c'est une autre histoire d'amitié franco-britannique qui m'a valu de prendre le départ du Walter Hayes Trophy. Rencontrés au Formule Ford Festival 2003 à Brands Hatch, Steve Roberts et sa famille sont devenus de grands amis, et ils m'avaient souvent parlé de cette course. Steve s'est débrouillé pour me trouver une Van Diemen de 1980, louée pour un prix abordable. J'ai convaincu le complice de mes premières saisons de Formule Ford Patrice Bourget de m'accompagner et le projet a pu se réaliser. » 

 

 


Le tracé « National » de Silverstone ne comporte que des virages intéressants : le fameux Copse Corner après les stands, le raccordement de Maggots, l'enchaînement technique Brooklands-Luffield qui débouche sur la courbe de Woodcote, le tout entrecoupé de trois lignes droites, avec de nombreuses opportunités de dépassement. Le meeting a été créé en 2001 pour rendre hommage à l'ancien journaliste et « public-relations » de Ford, notamment connu pour avoir impulsé la création du moteur Ford Cosworth DFV, vainqueur de 155 Grand Prix de F1. Tout commence par les séances chronométrées, puis chaque pilote dispute une des six manches de qualifications. A l'issue de celles-ci, les meilleurs vont directement en demi-finale, mais les autres gardent espoir de remonter, via la « last chance race » ou la « progression race ». 

 

 


« J'ai découvert ma Van Diemen RF80 à l'occasion des deux courtes séances de tests du vendredi » raconte l'unique pilote tricolore au départ. « Le matin, un fil de bobine s'est débranché dès mon premier tour ! Darren Turner, qui avait décoré sa Van Diemen 90 aux couleurs Gulf de son Aston Martin des 24 Heures du Mans, et portait d'ailleurs le même numéro 009, m'a sauvé la mise en sortant dans un bac à graviers. Grâce au drapeau rouge les commissaires ont pu me remorquer jusqu'aux stands, où Patrice a réparé en deux temps trois mouvements. J'ai connu une autre alerte l'après-midi à mi-séance. En passant devant les stands, j'ai eu l'impression que le moteur avait cassé. J'ai tristement garé l'auto en bord de piste. Pour moi, tout était fini, d'autant qu'il y avait de l'huile autour du moteur. En fait, ce n'était que la commande des gaz ! La fuite d'huile venait du reniflard, et la voiture consommait beaucoup d'eau. Bref, Patrice a eu pas mal de boulot ! J'aurais aimé rouler davantage, mais mes chronos étaient conformes à l'objectif que m'avait fixé le propriétaire de la Van Diemen. Ma confiance était donc intacte avant d'entamer les choses sérieuses. » 

 

 


Le samedi pour la qualif, la piste est grasse et il faut s'y adapter en dix minutes ! La Van Diemen bleu blanc rouge n°37 (numéro choisi en référence au « grand » Arturo Merzario et au département d'Indre-et-Loire bien sûr !) obtient le 18ème temps de la série 3. Sachant qu'il faut entrer dans les 11 premiers de la manche pour aller en demi-finale et entre la 12ème et la 16ème place pour avoir droit à la « last chance race », tout reste possible... « J'ai pris un bon départ, mais à la fin de premier tour, un débutant, reconnaissable en Grande-Bretagne à la plaque jaune marquée d'une croix fixée à l'arrière de sa voiture, est parti en toupie. Je pensais l'éviter sans problème, mais il n'a pas freiné sa voiture, et je me suis arrêté de justesse dans sa roue arrière. Pas de dégâts mais le moteur a calé et j'ai perdu beaucoup de temps. » 

 

 


19ème de sa manche, roropower se retrouve sur la 6ème ligne pour le départ de la « progression race », donné dimanche matin sur une piste détrempée. Il faut maintenant terminer dans les six premiers pour accéder à la « last Chance race », dont les six premiers accéderont au stade des demi-finales ! Le problème, c'est que plusieurs « stars » tels que le double vainqueur de l'épreuve Peter Dempsey ou le pilote FIA GT Ryan Sharp ont aussi loupé leur qualification, et ils ne vont pas se priver de prendre les devants. « J'ai gagné des places au départ, notamment grâce à un gros crash survenu juste devant moi dans la ligne droite des stands entre deux voitures. Mais la course a été stoppée au drapeau rouge. Au deuxième départ, j'ai trop patiné sur le deuxième rapport, et vite sombré au fond du peloton. » 

 

 


Le temps de redescendre de son nuage, et roro tirait les conclusions de ce week-end. « C'est lors de la manche qualificative que j'ai perdu l'essentiel de mes chances de passer au moins une étape de plus. Mais mon souci a surtout été une mise en action nettement plus lente que les habitués des championnats locaux, avec une adhérence toujours différente, une voiture que je découvrais et que je ne voulais pas casser bêtement. Dans ces conditions, je perdais trop de temps et de places en début de course, avant de prendre un rythme décent, mais trop tard ! Une piste sèche m'aurait peut-être simplifié les choses, mais j'ai tout de même pris énormément de plaisir. » 

 

 


La course a été remportée par un espoir âgé de 16 ans, l'Américain Conor Daly, fils de l'ancien pilote Williams, Tyrrell, Hesketh, Ensign, RAM-March et Theodore F1 Derek Daly ! Pour sa quatrième course de Formule Ford hors de France, roropower termine pour la quatrième fois meilleur pilote Français ! « Oui, mais j'aimerais bien qu'il y en ait d'autres au départ la prochaine fois ! J'en profite donc pour passer un message aux pilotes de Formule Ford Kent de France, et aux anciens qui, comme moi, meurent d'envie d'y goûter de nouveau : il faut que l'année prochaine, nous soyons nombreux au départ de cette course extraordinaire. La Formule Ford Kent reste une fabuleuse catégorie, totalement en dehors du temps puisque parmi les 36 qualifiés de la finale, il y avait des voitures datant de 78 à 2008 ! Le fils de Ray Mallock était là lui aussi avec une Mallock à moteur avant ! L'accueil des organisateurs a été fabuleux, et je voudrais remercier mon « race engineer » Patrice, son amie Martine, le propriétaire de la voiture « Jones the race », l'ASK Rosny 93 ainsi que les amis d'Outre-Manche Steve, Gillie, Hannah, Jane et Jon qui nous ont reçus comme des rois. » 

 

 


Contact : Romane Didier / future racing commm 02.47.55.67.79 / 06.10.65.30.16 / futureracing@yahoo.fr / www.future-racing.com

 

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