Pour d’évidentes raisons budgétaires, Pegasus Racing a fait l’impasse sur le lointain déplacement de Portimao, afin de mieux finir la saison au Nürburgring, tout près de ses bases, et à Silverstone. Le principal changement depuis Spa est l’arrivée de Jean Metz aux côtés de Julien Schell et Philippe Thirion. Jean participe régulièrement au Challenge Endurance Moderne VdeV au volant d’une Ligier engagée par Pegasus avec son fils Jean-Christophe. Il est d’ailleurs prévu que ce dernier succède à son père dans le baquet de la Courage pour la prochaine manche de Le Mans Series à Silverstone.
De la première séance d’essais libres au warm-up, la Courage-Pegasus réduit de façon spectaculaire l’écart chronométrique qui la sépare des ténors dans une catégorie LMP2 une nouvelle fois très fournie, avec 13 équipages sur la liste des engagés.
19ème sur la grille de départ, Julien Schell effectue le premier double relais de la n°38, qui se conclue au 8ème rang des LMP2. « J’ai pris un départ prudent, puis je me suis retrouvé derrière la Courage d’Ibanez Racing. Je l’ai dépassée, mais aussitôt après j’ai fait un tête à queue dans la Mercedes Arena. Heureusement, je n’ai rien touché mais le moteur a calé et j’ai perdu une petite vingtaine de secondes. Puis, j’ai repris un rythme régulier et j’ai pu remonter au classement malgré la puissance limitée de notre moteur… Il n’est pas de la dernière génération et les brides réglementaires le pénalisent beaucoup. De plus, son turbo le rend assez difficile à exploiter sur un tel circuit. L’abrasivité du revêtement a mis mes pneus tendres à rude épreuve, c’est pourquoi nous avons décidé de passer aux pneus durs pour les relais de Philippe et de Jean. »
Au 65ème tour, Philippe Thirion monte à son tour dans la Courage strasbourgeoise. « Tout s’est bien passé pendant mon premier relais, jusqu’à ce que je tombe sur une Ferrari GT2 à la dérive au 91ème tour. Elle se battait avec une autre 430, et dans la chicane, un proto est passé entre les deux. Le pilote a dû être surpris, il est passé sur le vibreur et a été déséquilibré. La Ferrari est venue taper ma roue avant dans la courbe qui précède la ligne droite des stands et j’ai dû effectuer un tour complet avec le train avant tordu avant de m’arrêter. Le changement de la biellette de direction nous a fait perdre à peu près trois tours, et nous en avons profité pour ravitailler, ce qui était de toutes façons prévu à quelques tours près. L’incident ne nous a pas obligé à faire un arrêt supplémentaire. Je n’ai rencontré aucun problème pendant mon deuxième relais, même si la direction n’était pas parfaitement droite. Le carrossage a aussi été modifié dans le choc. Globalement, je manquais de grip et il y avait d’importantes vibrations, mais je m’y suis habitué et j’ai adapté mon pilotage. »
Un « rookie » de 55 ans prend alors le volant pour sa première course au Nürburgring et ses grands débuts en Le Mans Series. « En 10 minutes de course, on apprend plus qu’en dix séances d’essais ! » s’exclamait Jean Metz, très ému après l’arrivée. « J’avais beaucoup à apprendre, sur les freins carbone ou la gestion du trafic avec un plateau de cette qualité. Mais j’ai trouvé qu’il n’y avait pas trop de furieux. J’ai accompli mon apprentissage du fonctionnement de la voiture aux essais, et j’ai pu commencer à me concentrer sur le pilotage pur en course. La piste était un enfer à la fin, avec de véritables balles de tennis de gomme éparpillées. Il ne fallait vraiment pas s’écarter du couloir de la trajectoire. J’ai fait quelques fautes de « jeunesse » liées au manque d’habitude, mais cette expérience m’a donné envie de travailler pour persévérer dans cette discipline. A un tour du but on m’a annoncé que j’allais voir le drapeau à damier et que nous allions marquer un point. C’est un succès pour moi et pour l’équipe, le contrat est rempli car sur le papier, on ne pouvait guère espérer beaucoup mieux compte tenu de nos moyens techniques et financiers actuels. Le VdeV est une bonne formation, mais l’école la plus extraordinaire, c’est l’équipe Pegasus Racing, dont moi et mon fils sommes de purs produits ! A Jean-Christophe de jouer dans trois semaines à Silverstone ! »
En attendant ce dernier rendez-vous de Le Mans Series, le 13 septembre, où l’équipe voudra confirmer sa présence dans le Top 10 du championnat, les Ligier-Pegasus Racing relèveront le défi des 3 Heures de Dijon VdeV, le 30 août prochain !
www.pegasusracing.fr
Contact presse : Romain Didier / future racing commm
02 47 55 67 79 / 06 10 65 30 16 / futureracing@yahoo.fr
Partenaires : Top Loc, Doosan, Imer France, Oil & Steel, Carat, Unil Opal, Avon Tyres